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Plan de déplacements entreprise

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Plan de Déplacements Entreprise : suivez le guide !

Tous gagnants 

 

Bénéfices pour la collectivité

Qualité de vie
Vers une politique locale durableQualité de vieEspaces publicsEconomie locale

  • L'opportunité Plan de Déplacements Entreprise

Les citoyens ont conscience qu'à moyen terme, la place de la voiture sera restreinte en ville au profit des transports en commun plus adaptés et plus efficaces.

En ce sens, le Plan de Déplacements Entreprise constitue un outil pertinent pour accompagner « en douceur » cette évolution.

 38% de ceux qui utilisent au moins une fois par semaine la voiture sont près à moins l'utiliser voire à y renoncer pour des transports en commun adaptés à leur trajet. Plus de 30 % de ces utilisateurs hebdomadaires de la voiture sont près à recourir à la marche ou au vélo pour limiter leur utilisation de l'automobile.
(Source : Etude TNS Sofres « Les Français et l'utilisation de la voiture en ville », septembre 2001)

Par ailleurs, limiter la place de la voiture dans les agglomérations permet d'améliorer la qualité de vie des citadins, en matière de baisse de la pollution, de gaz à effet de serre, du bruit, de risques d'accidents… La réduction de ces nuisances permet à la collectivité de réduire les coûts externes, à plus ou moins long terme : par exemple, la revalorisation du prix au m² de l'habitat s'apprécie dans les zones piétonnisées ou rendues plus silencieuses grâce à la diminution de la circulation automobile.

 L'Autorité Organisatrice des Transports d'Ile de France, le STIF, a estimé sur la région Ile-de-France les coûts externes suivants:

  • le bruit
  • la pollution atmosphérique
  • l'effet de serre
  • les accidents

Les transports individuels (voiture et deux roues motorisées) sont à l'origine de 93 % des coûts externes liés aux transports de voyageurs en Ile de France.

A titre indicatif, les coûts des nuisances en 2003 s'élèvent à :

En M€ Bruit Pollution Effet de serre Accidents TOTAL
Coût dû aux transports individuels 380 751 256 1355 2 742
Coût dû aux transports collectifs 125 37 10 81 253
(Source : « Compte déplacements de voyageurs en Ile-de-France pour l'année 2003 », STIF, 2005)

Les collectivités peuvent évaluer les coûts des nuisances environnementales sur leur territoire en réalisant un "compte déplacements local".

  • Ce qu'en pense le citoyen

Lorsqu'on interroge les citadins sur les nuisances au quotidien, la voiture arrive presque toujours en tête des sondages. Pourtant malgré le développement d'alternatives personne n'abandonne sa voiture. Le PDE est un moyen de passer aux actes de manière "douce" et privilégie les autres modes de déplacements tels que la marche, le vélo, les transports en commun, le covoiturage....

Le bruit lié aux transports constitue la première cause de gêne. Le seuil de gêne lié au bruit routier est fixé par la Direction des routes du Ministère de l'Equipement à 65 décibels (dB). Une rue considérée calme génère déjà 50 à 60 dB. Or le bruit des embouteillages peut monter jusqu'à 80 dB, seuil à partir duquel un employeur doit fournir des protections auditives à ses employés, dans le droit du travail français !

 Selon le rapport Boiteux, la valeur de la nuisance sonore peut être mesurée par la dépréciation des valeurs mobilières des immeubles affectés, laquelle irait de 0,4 % pour un bruit de 55 à 60 dB jusqu'à 1,1 % au-delà de 75 dB.
(Source : « Transports : choix des investissements et coût des nuisances » - Commissariat Général du Plan – Documentation Française – Juin 2001)

La deuxième gène occasionnée par la voiture est la pollution atmosphérique : 69 % des Français souhaitent voir diminuer la circulation automobile en centre-ville pour réduire les problèmes de santé liés à la pollution atmosphérique.
(Source : Etude TNS Sofres Les Français et l'utilisation de la voiture en ville, septembre 2001)

 La voiture occasionne 53 % des émissions de particules, qui, pour les moins de 2,5 µm, sont responsables de 6000 à 9 500 décès de personnes âgées de plus de 30 ans chaque année en France.
(Source : Afsse, 2006) 

Enfin, l'augmentation du trafic automobile accroît les risques d'accidents et les décès. Le citadin recourt à la voiture parfois simplement par peur d'être renversé, s'il est à pied ou en vélo, multipliant par conséquent le nombre de voitures en ville et... les risques d'accidents. En outre le stress dû à la forte circulation, la peur de l'accident, l'agressivité au volant peut provoquer des fragilités psychologiques…

 L'une des raisons invoquée pour justifier la diminution de la circulation automobile en ville est pour 22% des Français les risques d'accidents pour les piétons.
(Source : Etude TNS Sofres « Les Français et l'utilisation de la voiture en ville », septembre 2001)


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